Les mutations des XIXe et XXe siècles : modernisation et déclin relatif
Le Change, à l’image du Périgord, a connu deux grandes vagues de bouleversements ruraux.
L’essor rural jusqu’après 1900
Jusqu’au début du XXe siècle, le nombre d’exploitations dans la commune croît : le cadastre napoléonien (1812) compte plus de 85 fermes et granges en activité – une densité remarquable pour un village d’à peine 650 habitants à l’époque. Parmi ces familles, beaucoup vivaient en semi-autarcie, faisant leur pain au four communal, troquant œufs et volailles contre ustensiles ou sel. En 1936, ce sont encore près de 70% des actifs de Le Change qui tirent l’essentiel de leurs ressources de l’agriculture.
L’exode rural et l’abandon progressif
Après la Seconde Guerre mondiale, l’exode rural toucha de plein fouet la région : les effectifs agricoles diminuent, les bâtiments se vident ou sont rachetés comme résidences secondaires. Selon l’INSEE, en 1975, Le Change ne comptait plus qu’une quinzaine d’exploitations agricoles déclarées. Beaucoup de vieilles granges tombent en ruine dans les années 1980, ou sont réhabilitées, parfois avec succès, en gîtes ruraux.
Pourtant, plusieurs projets patrimoniaux voient le jour dans les décennies suivantes : des associations comme "Les Amis du Change" restaurent un ancien séchoir à tabac en salle d’exposition, et la mairie relance périodiquement des actions de valorisation du petit bâti rural.